Bodegas Catena Zapata — Science, Vin & Équilibre

La brillante et dynamique Docteur Laura Catena était à Bordeaux fin juin pour présenter le Nicolas Catena Zapata 2022 et le Adrianna Vineyard Mundus Bacillus Terrae 2022. Ces deux vins sortiront en septembre, et nous sommes fiers d’être l’un de leurs partenaires pour faire rayonner ces vins d’exception à travers le monde. L’occasion idéale de poser quelques questions à Laura.

« Je n’aurais jamais pu imaginer qu’un jour, on verrait de la publicité présentant le vin comme une substance nocive »

Dr Laura Catena

Vigneronne de la 4ᵉ génération & Autrice Médecin urgentiste retraitée Fondatrice du Catena Institute of Wine

Présentation 

Gerda : Quels sont les plus grands défis auxquels vous faites face au quotidien ?

Laura Catena : Le défi le plus important, c’est de trouver un équilibre entre les projets à long terme, essentiels, et les besoins à court terme, qui paraissent toujours urgents. Je peux citer deux exemples concrets de travaux à long terme qui me tiennent à cœur :

– les études de sol qui nous permettent d’élever la qualité de nos vins, de produire des vins plus spécifiques à leur terroir, plus élégants, plus beaux, capables de vieillir. C’est une recherche constante, menée sur des décennies pour identifier les meilleurs terroirs de chaque vignoble, comme le travail qui a conduit à la découverte de la parcelle Mundus de 1,4 hectare dans le vignoble Adrianna.

– mon site In Defense of Wine qui s’appuie sur la science pour montrer que le vin, consommé avec modération, peut faire partie d’un mode de vie sain. 

Mais nous devons aussi répondre à des besoins à court terme, comme les menaces de gel : dans ce cas, il faut mobiliser toute l’équipe pour allumer des petits feux dans les vignes afin de les protéger. Il y a aussi les exigences liées aux expéditions, notamment l’impression  des étiquettes adaptées à chaque marché, ce qui demande de nombreuses validations et génère beaucoup de paperasse.

Donc oui, mon plus grand défi, c’est d’équilibrer les priorités à long terme, essentielles, avec les urgences à court terme. Et, vous savez, je suis médecin urgentiste — cela ressemble beaucoup à ce que je vis aux urgences où il faut prioriser les cas les plus graves, même si d’autres patients ont aussi besoin d’aide. À la fin, il faut s’assurer que tout le monde est bien pris en charge.

G : Vous êtes la quatrième génération de vigneron chez Catena Zapata. Avez-vous été confrontée à des défis que vous n’aviez pas anticipés ? Peut-être une nature de plus en plus imprévisible ?

LC : Absolument. Le changement climatique est quelque chose que je n’avais pas du tout anticipé. Nous ne sommes pas très inquiets de la chaleur, car les vignobles de montagne de Mendoza ont été relativement protégés du réchauffement ; en réalité, les températures moyennes n’ont pas beaucoup changé, voire ont légèrement baissé dans certaines zones.

Le vrai problème pour nous, c’est la disponibilité de l’eau, qui était autrefois très abondante. La plupart des vignobles de Mendoza étaient irrigués par inondation, et aujourd’hui, nous devons être très vigilants avec l’eau. C’est pourquoi nous utilisons l’irrigation goutte à goutte — indispensable pour économiser l’eau et préserver le terroir. L’art d’arroser avec parcimonie pour obtenir de la qualité, s’apprend généralement au terme d’une décennie d’apprentissage.

Nous sommes aussi très préoccupés par les émissions de carbone : plus la Terre se réchauffe, plus les glaciers andins fondent, et moins nous avons d’eau. Donc oui, je n’aurais jamais pu prévoir un changement climatique aussi rapide.

Je n’aurais pas non plus imaginé que le vin puisse un jour être classé comme potentiellement nocif, au même titre que d’autres boissons alcoolisées consommées de manière excessive. Il y a un équilibre chez les buveurs modérés, entre les effets cardioprotecteurs (dus au fait que l’alcool fluidifie légèrement le sang) et l’amélioration de la gestion du sucre chez les diabétiques — ce qui peut améliorer la santé cardiovasculaire. Bien sûr, il existe aussi des effets négatifs associés à l’acétaldéhyde, un produit issu de la dégradation de l’alcool, qui, en excès, peut être lié à certains cancers. Mais jamais je n’aurais imaginé voir un jour des campagnes publicitaires présentant le vin comme une substance dangereuse. J’ai grandi dans une culture méditerranéenne, héritée de mes ancêtres italiens et espagnols, où le vin, consommé avec modération, faisait pleinement partie d’un mode de vie sain, agréable et convivial — et je continue à le croire.

D’ailleurs, la plupart des données sur le régime méditerranéen (qui inclut le vin) montrent qu’il s’agit du régime le plus sain. Il y a actuellement une nouvelle recherche très importante qui, je l’espère, apportera une réponse définitive à la question de savoir si le vin, consommé avec modération, est bon pour la santé. Cette étude, le tout premier essai clinique randomisé incluant le vin, est menée en Espagne, sous le nom de UNATI, et c’est un projet majeur. Les résultats seront disponibles dans cinq ans.

Nicolas Catena Zapata & Adrianna Vineyard Mundus : Aujourd'hui et Demain

G : Qu’est-ce qui rend ces deux vins uniques ?

LC : Ce sont deux vins très différents. Le Nicolás Catena Zapata est né avec le millésime 1997, comme une version argentine – ou sud-américaine – des grands Super Toscans. On sait que les Super Toscans sont issus de l’assemblage de cépages classiques bordelais comme le Cabernet Sauvignon ou le Merlot, qui vieillissent merveilleusement, avec des cépages italiens comme le Sangiovese, ou simplement en réalisant un assemblage de type bordelais.

Ce qui est fascinant, c’est que lorsque le classement des grands crus a été établi en 1855, le Malbec était bien plus présent que le Cabernet Sauvignon dans le Médoc. Une entrée de l’Encyclopædia Britannica, à la fin du XIXe siècle, en atteste : le Malbec dominait alors largement les plantations bordelaises. L’assemblage Malbec–Cabernet Sauvignon, que nous aimons appeler « l’assemblage bordelais originel », puise donc ses racines dans cette réalité historique — même si cela surprend parfois les Bordelais ! Le Malbec occupait en effet une place centrale à Bordeaux aux XVIIIe et XIXe siècles. Aujourd’hui, nous avons la chance de faire revivre cette tradition en Argentine, avec des sélections massales anciennes et des vignes franches de pied. Environ 90 % de nos vignes ne sont pas greffées et proviennent de ces sélections massales précieuses.

Le Nicolás Catena Zapata est né du désir de créer un équivalent argentin des Super Toscans  ou, comme j’aime l’appeler, un Super Argentin — à Mendoza, au pied des Andes, à partir de sélections massales anciennes et de vignes franches de pied.

Mon père est passionné par l’assemblage Cabernet Sauvignon – Malbec. Il aime le côté légèrement herbacé et les tanins du Cabernet, équilibrés par la douceur et le fruit du Malbec. Ce vin reflète cette harmonie, avec des raisins issus de deux vignobles proches dans la vallée de l’Uco : Gualtallary (dans Adrianna), qui apporte élégance et structure, et Nicasia (à Altamira), qui offre fruité et souplesse. Ce vin unique redonne vie à un assemblage historique dans une approche bordelaise, à l’image des Super Toscans inspirés par Bordeaux.

Le Adrianna Mundus Bacillus Terrae, quant à lui, provient d’une parcelle minuscule de 1,4 hectare, perchée à près de 1 500 mètres sur des sols très calcaires. C’est un vin concentré et profond, mais qui privilégie l’élégance à la puissance. À ce titre, le Nicolás se montre plus structuré. Les Malbecs issus de climats frais, comme celui d’Adrianna, me rappellent les grands Bourgognes : finesse, arômes floraux, et belle acidité naturelle. Plus l’altitude est élevée, plus l’acidité du raisin augmente. Mundus suit une logique bourguignonne. Produit en toute petite quantité, il provient d’une parcelle qui donne nos vins les plus typés et les plus aptes au vieillissement.

Notre famille cultive le Malbec depuis 1902, lorsque mon arrière-grand-père, Nicola Catena, venu d’Italie, a planté ses premières vignes en Argentine. Nous avons donc une longue expérience du Malbec, des sélections massales et de la culture en franc de pied. Le vignoble d’Adrianna, comme celui de Nicasia, est conduit en agriculture biologique.

Mundus incarne près de 125 ans de travail familial autour du Malbec, des premières sélections des années 1920 jusqu’à ce vignoble d’altitude à Gualtallary. Mon père, Nicolás Catena Zapata, a découvert ce lieu alors inexploité, jugé trop froid pour la vigne. Il a dit : « Je vais planter ici. Je veux voir jusqu’où on peut repousser les limites de la viticulture. »

Nous cultivons aujourd’hui du Malbec dans un climat comparable à celui de la Bourgogne (Zone 1 de Winkler). Et pourtant, le vin est mûr, floral, sans aucune verdeur ni sous-maturité grâce au sol et à la forte intensité solaire.

Le Commerce

  • G : Quels sont vos principaux marchés ?

LC : Les principaux marchés en incluant tous nos vins, pas seulement ceux que nous vendons via La Place sont les suivants :

  • Argentine
  • États-Unis
  • Royaume-Uni
  • Brésil

Les régions qui connaissant actuellement la plus forte croissance pour nous sont l’Amérique latine et l’Asie.

G : Quelles sont vos priorités clés en matière de développement commercial ?

LC : Personnellement, ma priorité n’est pas très différente de celle de mon père : il s’agit d’élever le vin argentin au plus haut niveau. Dans les années 1990, lorsqu’il a commencé à exporter des vins de très grande qualité, peu de gens imaginaient que l’Argentine pouvait produire des vins dignes d’un Grand Cru : concentrés, élégants, aptes au vieillissement. Aujourd’hui encore, beaucoup de collectionneurs n’y ont jamais goûté. Nous devons donc continuer à ouvrir des bouteilles, à placer nos vins dans les restaurants étoilés Michelin afin qu’ils soient dégustés. Ils y sont déjà présents dans de nombreux établissements du classement 50 Best ou étoilés Michelin, mais nous devons encore travailler avec les amateurs de vin, pour qui boire un grand vin est l’un des plus grands plaisirs de la vie.

Les grands amateurs savent combien un vin vieilli peut offrir une expérience intense, avec des tanins assouplis et des arômes complexes. C’est pourquoi, avec ma sœur Adrianna, nous poursuivons le travail de notre père : produire de grands vins, mais aussi les faire connaître dans le monde entier.

Nos priorités sont doubles : préserver et innover. Préserver nos terroirs emblématiques — Adrianna, Nicasia, Mundus — continuer à produire de grands Chardonnays, mais aussi explorer de nouveaux territoires viticoles à Mendoza et au-delà, pour préparer les 200 prochaines années. Car notre famille fait du vin depuis près de deux siècles, et je pense déjà aux deux suivants. Nous avons désormais douze vins notés 100/100, issus du vignoble Adrianna, en Malbec comme en Chardonnay. Ces notes sont cruciales dans un marché saturé, où les consommateurs cherchent des repères. Enfin, je crois profondément au rôle des journalistes spécialisés. Ceux qui prennent le temps de visiter nos terroirs, de goûter nos vieux millésimes, d’expliquer notre climat, nos sols, permettent de transmettre la qualité de nos vins au-delà des frontières — et d’élever l’image de toute une région encore trop méconnue.

La Place de Bordeaux 

G : Pourquoi avez-vous choisi de vendre Nicolás Catena Zapata et Adrianna Vineyard via La Place de Bordeaux ?

LC : Nous savons que les négociants bordelais ont une clientèle mondiale attirée par les grands vins, souvent achetés en petites quantités. Parmi ces acheteurs, certains sont de véritables collectionneurs, qui passent exclusivement par La Place, un segment que nos importateurs traditionnels ne pouvaient atteindre. Notre objectif était donc clair : contribuer à l’élévation du vin argentin en intégrant ce marché de collection. Les vins de luxe et rares circulent souvent via La Place, et nous souhaitions en faire partie.

G : La Place a-t-elle rempli les objectifs que vous vous étiez fixés ?

LC : Nous pensons que nos vins ont gagné en notoriété à l’échelle mondiale. Lorsque nous avons commencé à travailler avec La Place, j’utilisais le mot Grand Cru pour désigner le type de vins que nous produisons. Car qu’est-ce qu’un Grand Cru ? C’est un lieu précis dans un vignoble qui, avec le temps, a prouvé qu’il pouvait produire des vins magnifiques, distinctifs, aptes au vieillissement et inoubliables.

Au début, utiliser ce mot « Grand Cru » semblait presque sacrilège, surtout en France, puisque nous ne pouvions pas l’inscrire sur l’étiquette. Mais le terme Grand Cru n’a pas d’équivalent : il désigne un site exceptionnel qui donne naissance à un vin unique, reconnu dans le monde entier pour son goût particulier. C’est intéressant de constater qu’aujourd’hui, par exemple, Cheval des Andes utilise aussi ce terme. Nous l’utilisions déjà auparavant, même si cela paraissait controversé. Mais je pense qu’à présent, le monde accepte que certaines régions du monde, comme Mendoza, certaines zones de Californie ou d’Australie, possèdent des terroirs et des conditions climatiques qui permettent une viticulture de très haut niveau, et donc la production de vins de type Grand Cru – inoubliables, collectionnables, et qui justifient un prix supérieur à celui de vins produits en plus grande quantité et peut-être moins distinctifs. Je pense que nous avons atteint cet objectif, car La Place a présenté nos vins à un très grand nombre de personnes, et nos vins sont très bien acceptés dans le monde entier pour leur qualité.

En fait, Catena Zapata a récemment été reconnu comme la marque de vin la plus admirée au monde par Drinks International (selon une enquête menée auprès de 100 leaders du secteur dans le monde entier).

Ceci dit, nos importateurs traditionnels vendent actuellement plus de volumes de nos cuvées haut de gamme que La Place. Et ce qu’on me dit, c’est que cela tient au contexte économique : les taux d’intérêt, le fait que les gens investissent peut-être moins dans le vin comme actif de valorisation. La Place pense que c’est un phénomène transitoire. Honnêtement, je ne sais pas – nous sommes encore relativement nouveaux sur La Place.

G : Pouvez-vous nous en dire plus sur votre équipe commerciale, et notamment Michaël Militon, basé à Bordeaux ?

LC : Richard Gordon travaille avec La Place depuis plus de cinq ans ; il voyage dans toute l’Europe et l’Asie pour faire déguster nos millésimes, jeunes et anciens. Nous avons également des membres de l’équipe basés en Chine, à Hong Kong et au Royaume-Uni. Michaël Militon se consacre tout particulièrement au travail avec La Place. Il est basé à Bordeaux, et il va également voyager en Europe et en Asie. Nous en sommes très heureux, car il est vrai que pour vendre du vin, il faut ouvrir des bouteilles : les gens doivent goûter nos vins pour en apprécier toute la beauté. Nous sommes donc ravis que Michaël puisse partager nos vins avec les amateurs du monde entier. Et nous sommes très fiers du fait qu’il parle couramment mandarin, après avoir vécu dix ans en Chine. Il est d’origine française, de la région de la Loire.

Distribution Aujourd'hui et Demain

G : Quelle est votre opinion sur l’état actuel du marché du vin ?

LC : On observe aujourd’hui un recul des ventes dans de nombreuses régions du monde : Europe, Asie, Amérique du NordEn Amérique latine, les ventes de vin et de spiritueux restent relativement stables. Mais on observe une certaine baisse en Argentine, liée à une diminution du tourisme à cause du taux de change. Les causes sont multiples : le contexte économique, bien sûr, mais aussi un discours de santé publique plus strict vis-à-vis de l’alcool, notamment dans certains pays européens. Les taux d’intérêt élevés jouent aussi un rôle, en freinant les achats des professionnels et des négociants.

Mais malgré cela, je considère que le vin est l’un des plus beaux produits culturels. Chaque bouteille est unique : le millésime, le vieillissement, la micro-oxygénation à travers le bouchon… C’est plus qu’une boisson, c’est une œuvre d’art. Et consommé avec modération, le vin fait partie des grands plaisirs de la vie. Les données scientifiques montrent d’ailleurs que ses effets positifs et négatifs tendent à s’équilibrer quand il est bu avec mesure.

G : Comment rendre le vin plus attractif pour les nouvelles générations ?

LC : Je crois qu’il faut relativiser : les jeunes adultes n’ont jamais été de grands consommateurs de vins haut de gamme. C’était déjà le cas à mon époque. Ils n’ont pas encore les moyens, mais ça vient avec le temps. Aujourd’hui, on voit beaucoup de trentenaires passionnés qui voyagent, visitent des domaines, explorent les accords mets-vins… Le vin attire toujours. L’apprentissage du vin est aussi plus accessible aujourd’hui grâce à Internet, au WSET, aux formations de sommellerie… et même à des outils comme ChatGPT. Il n’a jamais été aussi facile d’apprendre.

Mais il est essentiel de faire de la pédagogie sur la différence entre modération et excès. L’industrie du vin doit s’engager plus clairement dans ce débat. Elle doit promouvoir un message responsable, valoriser la modération, et condamner fermement l’alcoolisation massive. Cela passe aussi par de bonnes pratiques : proposer de l’eau, des crachoirs, inciter à la dégustation plutôt qu’à la consommation. Enfin, je suis favorable aux vins sans alcool ou à faible degré. Ils peuvent élargir le public et rendre le vin plus accessible aux nouvelles générations. Notre secteur doit embrasser cette diversité.

La Conclusion

G : Vous êtes une femme pleine d’idées, avec plus de 1000 idées par jour. Pouvez-vous nous parler un peu plus de votre projet In Defense of Wine et du restaurant que vous avez créé, Angélica Cocina Maestra ?

LC :  J’ai lancé In Defense of Wine pour contrer la désinformation croissante autour des effets de l’alcool. En tant que biologiste, médecin et chercheuse, je voulais créer un espace où l’on puisse s’appuyer sur des données scientifiques fiables pour mieux comprendre les bénéfices et les risques liés à une consommation modérée de vin.

Le site www.indefenseofwine.com présente notamment des études sur la santé cardiovasculaire, le cancer et l’importance de la modération. J’y publie aussi des réponses à des articles de presse qui, selon moi, véhiculent des informations erronées — certaines ont d’ailleurs été reprises par des journaux comme le Washington Post.

Mon but est aussi de soutenir la mise en place d’une grande étude clinique randomisée (RCT). Le projet UNATI, lancé en Espagne montrant deux groupes suivant un régime méditerranéen, l’un sans alcool, l’autre avec du vin — ce qui pourrait enfin nous offrir des données claires sur les effets du vin sur la santé

Quant au restaurant Angélica Cocina Maestra, il est né de l’envie de créer un lieu à la hauteur de nos vins. Longtemps, j’ai cru que ce serait trop ambitieux. Puis notre œnologue Alejandro Vigil a ouvert un restaurant chez lui, qui a rencontré un immense succès et obtenu une étoile Michelin. Cela m’a donné l’élan nécessaire. Angélica, du nom de ma grand-mère, qui était enseignante, est une cuisine d’excellence, mais aussi une source d’apprentissage. Le concept repose sur le principe WINE FIRST : ici, c’est le vin qui guide le repas, et non l’inverse. Dès l’entrée, vous choisissez parmi plusieurs menus de dégustation centrés sur le vin, avec des accords soigneusement pensés.

Nous proposons aussi un menu unique, de saison, inspiré de notre potager. Et nous avons eu l’honneur de recevoir une étoile rouge et une étoile verte Michelin, en reconnaissance de notre engagement pour la qualité et la durabilité.

G : Pour vous, qu’est-ce qu’un vin exceptionnel ?

LC : C’est un vin que l’on n’oublie jamais. Il est lié à un moment, un lieu, une personne… mais il y a aussi quelque chose dans le vin lui-même qui marque durablement. Beaucoup de vins peuvent être exceptionnels, jeunes ou vieux, selon la personne qui les goûte. Personnellement, ce sont souvent des vins de 10 à 20 ans qui m’ont le plus émue. Mais ce qui rend le vin si beau, c’est qu’il y a une multitude de styles, de goûts, et chacun peut trouver le sien — même si ce n’est pas celui de ses proches.

Image de Gerda Beziade
Gerda Beziade

interview des personnalités du milieu viticole pour mieux appréhender ses enjeux et comprendre la réalité des propriétés de notre Maison.

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